VITESSE ET SÉCURITÉ

La violence routière est une tarte à la crème qui justifie qu’on ôte à tout automobiliste le droit de rester maître de son véhicule en toutes circonstances.

Comment alors justifier que le non-respect de la limitation de vitesse soit une violence routière, alors qu’ôter  à chacun le droit d’adapter sa vitesse aux conditions de circulation, à sa « bonne vitesse, souple, fluide, paisible, prévoyante et responsable » le transforme en robot et en conducteur somnolent.

Deux prétextes ont présidé à la mise en place des mesures contre la vitesse qu’on met en lumière pour dire si vous êtes un bon conducteur ou non : un les accidents de la route, deux une belle machine à faire du fric.

Plutôt que de mettre systématiquement en prison les auteurs des accidents (comme l’Espagne l’a pratiqué si elle ne le pratique pas toujours) et de présenter les réelles causes statistiques des accidents et la personnalité de leurs auteurs, on a préféré, pour des raisons budgétaires, faire du fric avec les radars, bientôt les radars en séquence pour calculer la vitesse moyenne d’une automobile sur un tronçon, et faire tout pour que le maximum de fric rentre dans les caisses de l’Etat.

La vitesse est ainsi encadrée, non pour la sécurité (les mêmes causes comportementales créent les accidents, non la vitesse en soi – sinon il suffirait de la ramener à zéro pour supprimer les accidents, interdire donc l’usage de la voiture et mettre en prison ceux qui bravent l’interdiction de se mettre au volant

Cette doctrine est aussi bête que celle qui consiste à considérer comme une faute lourde le fait de ne pas respecter un stop au croisement de deux routes en rase campagne alors que pas un véhicule ou piéton n’est visible car il n’y en a pas.

Mais cette doctrine et la communication qui l’entoure sont lucratives sans être forcément rentables. Expliquons-nous : quels sont les parties et les investisseurs cachés qui ont le plus intérêt à vendre et installer sans appel d’offres les matériels onéreux qu’on fait payer sur les deniers de l’état, nos impôts donc.

La variété des règles, quant à la vitesse, d’un pays à l’autre à profils de route et de trafic comparables, démontrent amplement que limitation de vitesse et sécurité n’ont rien en commun…

…Si ce n’est qu’elles poussent les automobilistes à somnoler, à rouler trop vite ou trop lentement (vitesse à 90, gare à celui qui roule à 85 !) et à n’être plus que des déresponsabilisés de la vraie conduite ou accrocs à la lecture de leur tachymètre – ce qui  est dangereux puisqu’écartant le conducteur de l’appréciation de la route.


Voilà : le ton de ce blog rebelle est donné.

 

Jean LENOIR